steelpanther-1STEEL PANTHER "Balls Out" (2011)
Style : Hard Rock poétique
Nationalité : U.S.A.

Même si j'ai la chance d'avoir quelques lecteurs réguliers sur Heavy Metal Is The Law (2 - 3 comme ça en passant, souvent pour savoir où sont les putes à Alençon), il était grand temps de sortir le "p'tit truc en plus", la bonne fourberie publicitaire pour faire péter les high-scores des compteurs et ainsi m'attirer moults commentaires élogieux, chèques à mon nom et pass V.I.P. gratos pour le Hellfest. Et quoi de plus vendeur que le cul (à part les nichons) ? La preuve, c'est que même moi qui ait pourtant des relations sexuelles nombreuses zé zépanouies, je me suis fait avoir une fois par les gars d'ATROCITY en achetant leur coffret double CD + Poster + vaginette 3 vitesses de "Werk 80 II" avec la sculpturale Dita Von Teese dans le rôle de l'appât, c'est dire si c'est diablement efficace. Je vais donc moi aussi sacrifier à la tradition pour vous offrir, à la demande générale de mon public et de mes actionnaires, un pur moment de sexualité torride et d'érotisme brûlant. Vagin. Turgescent. Roploplos. Les esprits et les instincts naturels à présent calmés, attaquons nous à la chronique du jour, à savoir le deuxième Full-Length des gars en slip panthère, "Balls Out", qui succède à l'excellent - si, si, n'ayons pas peur des mots - "Feel The Steel". Direct comme un aller Caen - Paris sans s'arrêter à Lisieux, accrocheur comme une poignée de porte quand tu passes trop près en peignoir et bandant comme ma meuf sans peignoir, cette première livraison Hard Rock a su facilement s'imposer malgré toutes les casseroles brinquebalées inhérentes au style pratiqué. Groupe parodique tout sauf sérieux, singeant à l'extrême une scène eighties éculée et réfléchissant avec sa queue, STEEL PANTHER faisait alors se mélanger impudiquement un Hard Rock secoué, le BON JOVI des belles années et le VAN HALEN de Diamond Dave sur des hits Metal en puissance comme "Death To All But Metal" (un véritable hymne) ou "Party All Day (Fuck All Night)". S'agit maintenant de savoir si la seconde livraison de la panthère d'acier enfonce le clou. Comme toujours, si vous êtes plus branché Twilight que Private, ça risque de ne pas trop vous plaire. Bite, poil, couilles, tout ça ne vole pas beaucoup plus haut qu'un hélico de salon. Les blagues les plus courtes étant les meilleures, je vais éviter le commentaire de texte sur des paroles plus que lourdes, pour me concentrer sur la musique et personne se rendra compte que je parle anglais comme une boite de gratin dauphinois. Le son est toujours impeccable, premier bon point. L'intro parlée nous ramène en 1983, quand un certain "Shout At The Devil" foutait le feu à la planète Metal, paye ta bonne influence qui fait plaisir. Michael Starr impressionne toujours par sa voix davidleerothienne, puissante et immédiatement identifiable, ce qui n'est pas donné à tous les jeunes groupes. "Balls Out" suit donc la voie de son ainé dans l'hommage à peine caché d'anciennes gloires passées, MÖTLEY CRÜE et EXTREME en tête. Outre l'intro, le son du crou se retrouve sur le rigolo "I Like Drugs" où les bulles d'un bang remplacent les rugissements des motos de "Girls girls girls". Quant à la bande à Gary, on l'aperçoit sur les jumpisants "17 Girls In A Row" ou "It Won't Suck Itself", où le grand Nuno Bettencourt vient taper le boeuf avec les pervers pépères, visiblement heureux de partager leurs chansons avec de grosses pointures. Honnêtement, c'est sur ces titres funkys que STEEL PANTHER semble être le plus à l'aise et épate la galerie. Pour le reste, il est dommage d'assister à une petite chute de niveau chez un groupe qui, tout en restant irréprochable techniquement parlant, semble moins énervé et surtout moins inspiré. Des refrains poussifs, quelques titres mous, l'agressivité d'un "Turn Out The Lights" par exemple paraît déjà loin et c'est un peu triste. Moins méchant et moins délirant, "Balls Out" est un album plus ordurier mais aussi plus rangé. Un comble...

LINE UP :

Michael Starr : Chant
Satchel : Guitare
Lexxi Foxxx : Basse
Stix Zadinia : Batterie

TRACKLISTING :

1. In The Future
2. Supersonic Sex Machine
3. Just Like Tiger Woods
4. 17 Girls In A Row
5. If You Really Really Love Me
6. It Won't Suck Itself
7. Tomorrow Night
8. Why Can't You Trust Me
9. That's What Girls Are For
10. Gold Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride