Heavy Metal Is The Law

17 mai 2012

DEATH - Symbolic (1995)

death-1DEATH - Symbolic (1995)
Style : L'Alpha et l'Oméga du Death Metal
Nationalité : U.S.A.

Il y a quelques jours, mon daron a organisé une fiesta pour son départ en retraite et c'est moi qui ai eu en charge de composer une partie de la playlist jouée ce soir là. J'ai tout naturellement hérité du thème "zik qui bouge" pour la seconde partie de soirée, étant donné que pour moi, la musique "faut qu'cha craque ou ben qu'cha pète", comme dirait RENAUD sur son "Cante El' Nord" (oui, j'ai des supers références de ouf guedin). C'est mon super beauf qu'est tombé sur la partie "zik chiante et molle de la bite pour manger peinard", ça lui apprendra à mieux jouer de la guitare que moi. Les chiens ne font pas des chats, le padré est un fan de vieux Hard et entre les ABBA et BONEY M de circonstance étaient glissés les morceaux les plus "acceptables" de AC/DC, DEEP PURPLE, SCORPIONS ou METALLICA. Soyons clairs, ici : morceaux acceptables = morceaux pas trop violents pour convenir à une horde de chochottes incultes avec des oreilles en papier crépon. Oui, ami lecteur, je suis colère. Non content de snober la plupart de mes titres sur la piste de danse avec des excuses minables (je suis désolé mais si, on peut très bien danser sur "Creeping Death"), y'a un des invités qui a même osé dire que "Youth Gone Wild" de SKID ROW c'était du "rock déjà vu et sans intérêt". L'hallu. Je précise juste que si je ne lui avais pas aimablement donné le nom du groupe, le pauvre hésiterait encore sûrement entre NIRVANA et U2. L'énervement - légitime - passé, je me suis senti d'un coup tout tristounet. Est-ce qu'en voulant partager avec autrui ma passion, je ne fais pas juste que pisser contre le vent, mouchetant lamentablement mon jean en cherchant à arroser les gens ? Tout ça m'a ramené au collège où, la mine déconfite, je voyais dans le regard de mes camarades que ce fantastique solo partagé via un des écouteurs de mon walkman Sony et qui me bouleversait au plus profond de mon âme ne provoquait rien chez eux. Pourtant, ils arrivaient bien à trouver quelque chose d'intéressant chez BIG SOUL ou OASIS, alors merde quoi ! Ce solo, c'est toute ma vie, résumée en une minute et vingt-quatre secondes, c'est bien sûr celui de "Without Judgement" (je dis bien sûr parce que si tu n'as pas déjà écouté ce morceau 10 000 fois, permets moi de te dire que je te chie à la gueule, non non mais on se doit d'être ferme parfois) dont l'alignement des notes peut expliquer à lui seul le chiffre d'or, l'alignement des pyramides égyptiennes et l'énigme du C dans le logo de Carrefour. "Symbolic" est l'apogée de la discographie exemplaire de DEATH, soit le meilleur album du plus grand groupe de Metal de tous le multivers, rien que ça. Tu ne me crois pas ? Regardons dans le dictionnaire ! Hmmm alors voyons voir... Machouiller, Malaxer, Menstruation... ah, voilà : "Metal (n. masc.) déf 1. (musique) voir "Symbolic" de DEATH. Contraire : "St. Anger". déf 2. (métallurgie) truc dur pour faire d'autre trucs plus durs encore". Je pense que tout est dit, j'ai même pas envie de finir cette chronique tellement c'est putain d'évident. Pour faire vite, on dira que le disque dépasse d'une tête les "Human" et "Indvidual Thought Patterns" précédents, tous deux excellents mais aux productions trop brouillonnes, et est nettement plus concis que "The Sound Of Perseverance" qui sortira trois ans plus tard. C'est Chuck qui a entièrement composé l'album et qui a d'ailleurs programmé une boite à rythme sur les premières maquettes avant de proposer à Gene Hoglan de s'occuper des fûts, ce qui explique la complexitude effarante des parties de batterie (Gene ayant repris quasiment à l'identique les monstrueux breaks que Chuck voulait !). Même si l'album est très technique, les riffs sont généralement simples, mais sont si captivants et si bien présentés que le résultat est sans appel. Les soli, le gros point fort de Chuck, sont aériens et cristallins comme le pet d'un ange. Certains parlent de Techno Thrash, voire de progressif (cette putain de manie d'appeler tout et n'importe quoi "Prog" dès que ça devient plus technique, je vous jure...) mais ne vous y fiez pas. Comme dirait le professeur Choron, "c'est pas parce qu'il y a écrit bénedictine sur les chiottes que c'en est" ! C'est bien de Death Metal dont il s'agit ici, mais dans son évolution la plus majestueuse et aboutie. Les mots me manquent pour décrire cette merveille, façonnée par un des plus grands génies qu'a compté dans ses rangs notre musique préférée. L'outro apocalyptique de "Symbolic", le phrasé d'un "Zero Tolerance", l'intro de "Empty Words", les roulements de batterie de "Crystal Mountain", les expérimentations de "Perennial Quest", ces riffs si évidents, cette voix si marquante, cette guitare si parfaite... Assez de parlotte, tu vois bien que la musique de DEATH parle d'elle même !

 
Album coup de coeur ! (FOIS UN MILLION)

LINE UP :

Chuck Schuldiner : Guitare, Chant, Dieu vivant (mais mort)
Gene Hoglan : Batterie
Kelly Conlon : Basse
Bobby Koelble : Guitare

TRACKLSTING :

1. Symbolic
2. Zero Tolerance
3. Empty Words
4. Sacred Serenity
5. 1,000 Eyes
6. Without Judgement
7. Crystal Mountain
8. Misanthrope
9. Perennial Quest

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11 mai 2012

STEEL PANTHER - Balls Out (2011)

steelpanther-1STEEL PANTHER "Balls Out" (2011)
Style : Hard Rock poétique
Nationalité : U.S.A.

Même si j'ai la chance d'avoir quelques lecteurs réguliers sur Heavy Metal Is The Law (2 - 3 comme ça en passant, souvent pour savoir où sont les putes à Alençon), il était grand temps de sortir le "p'tit truc en plus", la bonne fourberie publicitaire pour faire péter les high-scores des compteurs et ainsi m'attirer moults commentaires élogieux, chèques à mon nom et pass V.I.P. gratos pour le Hellfest. Et quoi de plus vendeur que le cul (à part les nichons) ? La preuve, c'est que même moi qui ait pourtant des relations sexuelles nombreuses zé zépanouies, je me suis fait avoir une fois par les gars d'ATROCITY en achetant leur coffret double CD + Poster + vaginette 3 vitesses de "Werk 80 II" avec la sculpturale Dita Von Teese dans le rôle de l'appât, c'est dire si c'est diablement efficace. Je vais donc moi aussi sacrifier à la tradition pour vous offrir, à la demande générale de mon public et de mes actionnaires, un pur moment de sexualité torride et d'érotisme brûlant. Vagin. Turgescent. Roploplos. Les esprits et les instincts naturels à présent calmés, attaquons nous à la chronique du jour, à savoir le deuxième Full-Length des gars en slip panthère, "Balls Out", qui succède à l'excellent - si, si, n'ayons pas peur des mots - "Feel The Steel". Direct comme un aller Caen - Paris sans s'arrêter à Lisieux, accrocheur comme une poignée de porte quand tu passes trop près en peignoir et bandant comme ta meuf sans peignoir, cette première livraison Hard Rock a su facilement s'imposer malgré toutes les casseroles brinquebalées inhérentes au style pratiqué. Groupe parodique tout sauf sérieux, singeant à l'extrême une scène eighties éculée et réfléchissant avec sa queue, STEEL PANTHER faisait alors se mélanger impudiquement un Hard Rock secoué, le BON JOVI des belles années et le VAN HALEN de Diamond Dave sur des hits Metal en puissance comme "Death To All But Metal" (un véritable hymne) ou "Party All Day (Fuck All Night)". S'agit maintenant de savoir si la seconde livraison de la panthère d'acier enfonce le clou. Comme toujours, si vous êtes plus branché Twilight que Private, ça risque de ne pas trop vous plaire. Bite, poil, couilles, tout ça ne vole pas beaucoup plus haut qu'un hélico de salon. Les blagues les plus courtes étant les meilleures, je vais éviter le commentaire de texte sur des paroles plus que lourdes, pour me concentrer sur la musique et personne se rendra compte que je parle anglais comme une boite de gratin dauphinois. Le son est toujours impeccable, premier bon point. L'intro parlée nous ramène en 1983, quand un certain "Shout At The Devil" foutait le feu à la planète Metal, paye ta bonne influence qui fait plaisir. Michael Starr impressionne toujours par sa voix davidleerothienne, puissante et immédiatement identifiable, ce qui n'est pas donné à tous les jeunes groupes. "Balls Out" suit donc la voie de son ainé dans l'hommage à peine caché d'anciennes gloires passées, MÖTLEY CRÜE et EXTREME en tête. Outre l'intro, le son du crou se retrouve sur le rigolo "I Like Drugs" où les bulles d'un bang remplacent les rugissements des motos de "Girls girls girls". Quant à la bande à Gary, on l'aperçoit sur les jumpisants "17 Girls In A Row" ou "It Won't Suck Itself", où le grand Nuno Bettencourt vient taper le boeuf avec les pervers pépères, visiblement heureux de partager leurs chansons avec de grosses pointures. Honnêtement, c'est sur ces titres funkys que STEEL PANTHER semble être le plus à l'aise et épate la galerie. Pour le reste, il est dommage d'assister à une petite chute de niveau chez un groupe qui, tout en restant irréprochable techniquement parlant, semble moins énervé et surtout moins inspiré. Des refrains poussifs, quelques titres mous, l'agressivité d'un "Turn Out The Lights" par exemple paraît déjà loin et c'est un peu triste. Moins méchant et moins délirant, "Balls Out" est un album plus ordurier mais aussi plus rangé. Un comble...

LINE UP :

Michael Starr : Chant
Satchel : Guitare
Lexxi Foxxx : Basse
Stix Zadinia : Batterie

TRACKLISTING :

1. In The Future
2. Supersonic Sex Machine
3. Just Like Tiger Woods
4. 17 Girls In A Row
5. If You Really Really Love Me
6. It Won't Suck Itself
7. Tomorrow Night
8. Why Can't You Trust Me
9. That's What Girls Are For
10. Gold Digging Whore
11. I Like Drugs
12. Critter
13. Let Me Cum In
14. Weenie Ride

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09 mai 2012

SOLEFALD - Norrøn Livskunst (2010)

solefald-1SOLEFALD "Norrøn Livskunst" (2010)
Style : Black Metal Avant-gardiste shlagageul
Nationalité : Norvège

Quand on a la chance d'être entouré de bons copains et qu'en plus, ces bons copains écoutent du Metal (pourquoi être potes sinon ?) et connaissent aussi bien tes goûts que tu connais les leurs, il s'instaure une relation assez sympatoche qui pousse ta culture géné-Hard bien plus haut que tu ne l'aurais imaginé en restant tout seul dans ta chambre. J'ai beau lire des magazines, surfer sur la toile et m'informer, y'a que mes voisins pour savoir que SKYCLAD, GIANT SQUID ou KILLING JOKE allaient forcément me rendre tout moite de l'entrejambe (et puis c'est pas avec ma tournée internetidienne vdm/zérosociaux/vulvatube/bashfr que je vais faire des découvertes). Mes voisins, c'est la carte "c'est différent du Metal trad', tu connais pas mais tu vas kiffer veugra". Avec mon meilleur ami c'est pire, ça tend vers le clonage pur et simple nous deux, au point que quand j'aime pas un skeud que lui adore c'est que j'ai pas bien dû l'écouter (et oui Renaud, effectivement y'a des supers bons titres sur le dernier STEEL PANTHER). Alors maintenant j'me fais même plus chier, quand il me parle d'un disque, sans même l'écouter avant je le prends direct en achat immédiat sur ebay tellement je sais que ça va maraver velu dans mes oreilles de pucelle. C'est aussi lui qui m'avait conseillé le très bon premier album des norvégiens, "The Linear Scaffold", déjà bien allumé dans le genre Black un peu hors-norme avec plein de claviers. J'étais donc pas réticent à l'idée d'une nouvelle expérience SOLEFALDienne. Cinq albums entre-temps, la mue du groupe est impressionnante. Merci les gars, moi qui venait d'apprendre à ma femme à reconnaître les principaux styles de Metal grâce à des bases simples ("quand ça fait "waaaaaaaaaaaa" c'est du Beulaque, quand ça fait "houuuuuuuuuu" c'est du dèsse, quand y'a les deux et du caca en plus c'est du graïnde"), je vais devoir tout recommencer. Avec une pochette pas très causante - perso, j'y vois un vagin mais bon, je vois des vagins partout - pour une musique hyperloquace, SOLEFALD défonce tous les codes et n'en fait qu'à sa tête brulée. Mélangeant chants vikings clairs à la VINTERSORG ou BORKNAGAR (Lazare chante d'ailleurs dans ce dernier), expérimentations à la ARCTURUS, Black, Death et Heavy Metal, le groupe dispose apparemment d'une console 500 pistes et tient à nous le faire savoir. Sauf que tu vas me dire, tout taquin que t'es, que de nos jours le Black d'avant-garde c'est déjà de l'arrière-garde tellement tout le monde en fait et tripatouille du son zarbi à tout va. Tout ça ne suffit plus de nos jours à rendre un album incontournable. C'est sans compter sur la véritable "folie" de SOLEFALD, bien réelle et pas juste là pour faire jolie sur le papier-peint. Qui aurait parié à la réussite d'un projet mixant Post-Black et parties de saxophone complètement hors-propos, comme sur "Eukalyptustreet", où l'on a l'impression que le rouleur de r de RAMMSTEIN se met au Jazz ? Et que dire de ce chant féminin sous L.S.D. assuré par Agnete Kjølsrud (présente sur le "Abrahadabra" de DIMMU BORGIR) sur "Vitets Vidd I Verdi" ? La toute première fois, je me suis attendu à entendre hurler "Kapouééé" tellement on se serait cru dans un sketch de François Pérusse. Cette volonté de choquer, au risque de provoquer l'hilarité, était un pari très osé quand on connaît le sens de l'humour limité de certains beumeux. On pourrait se dire que ça va juste être feune, sauf que le résultat est beau à tomber par terre. Bouleversants, magnifiques, les choeurs et les mélodies de "Norrøn Livskunst" vont tourner encore longtemps dans mon crâne, fendu en deux par l'implacable efficacité du duo norvégien. À mille lieues de l'immobilisme maladif du style et totalement émancipé des conventions True Black, SOLEFALD sait que le ridicule ne tue pas et arrive à faire de son sens de l'auto-dérision et de l'audace des atouts ravageurs.


Album coup de coeur !

LINE UP :

Cornelius Von Jakhelln : Chant, Guitare, Basse
Lazare : Chant, Claviers, Batterie

TRACKLISTING :

1. Song Til Stormen
2. Norrøn Livskunst
3. Tittentattenteksti
4. Blackabilly / Stridsljod
5. Eukalyptustreet
6. Raudedauden
7. Vitets Vidd I Verdi
8. Hugferdi
9. Waves Over Vallhalla (An Icelandic Odyssey Part III)
10. Til Heimen Yver Havet

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04 mai 2012

Sortie de l'EP Giggles, Garlands & Gallows de 6:33 & ARNO STROBL

6h33-Arno-STROBL-GGG-cover
(Enfin un clown comme candidat ! ...quoi ? J'ai dit une connerie ?)

Chaud devant, les parisiens masqués de 6:33 reviennent ! Après un premier album ("Orphan Of Good Manners") dont j'avais jamais entendu parler mais dont je parle quand même et sans honte en plus, ces déjantés - qui ont perdu entre temps leur chanteur, mais en ont retrouvé un autre, c'est le bordel ces petits groupes - ont décidé de s'acoquiner avec le très gentil et très sympa ARNO STROBL qui a le droit à son nom complet en majuscule même si c'est pas un groupe. Tu le connais, on le connait, c'est le chanteur de CARNIVAL IN COAL, autre O.V.N.I. dont je te ferais même pas l'offense de te parler parce que bien sûr tu as tous les albums. Bref, le bébé est né, il pèse très lourd, s'appelle "Giggles, Garlands & Gallows" et, bande de petits veinards, il est en téléchargement gratuit jusqu'au 31 mai sur cette page ! Moi, je me suis pas fait prier, et le résultat est phénoménal. Amateurs de Metal barré aux relents flippants de carnaval misterbunglesque, cet E.P. est pour vous ! Pour les crétins comme moi attachés comme des autistes au format CD, la sortie physique de l'opus est prévue, mais faudra attendre septembre, c'est comme ça. Mais y'aura des trucs en plus dessus, alors c'est cool. D'ici là, on chausse ses pompes taille 57, et on danse !

P.S. : J'ai demandé à Arno si il avait un petit mot à dire aux lecteurs de Heavy Metal Is The Law, et effectivement il en avait un, je vous le livre donc tel quel : "Boursouflure".

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DEF LEPPARD - Hysteria (1987)

defleppard-1DEF LEPPARD "Hysteria" (1987)
Style : Hard F.M. comme un phoque
Nationalité : U.K.

Là, rien qu'à la vue de la pochette je devrais en faire chialer pas mal. Et ouais, c'est comme ça, c'est mon site, je fais ce que je veux. Aujourd'hui, on va parler ballades sirupeuses, slows tendres et crêpes au miel. Aujourd'hui, passons nous gaiement la bite au sirop d'érable, c'est DEF LEPPARD qui est à l'honneur. DEF LEPPARD, soit le groupe qui est "only listed because of their debut being considered NWOBHM" sur Metal Archives, le site référence pourtant réputé pour sa tolérance et son ouverture d'esprit. Chez les métalleux, t'as pas le droit de parler de "Hysteria". Il est pas sorti. DEF LEPPARD ça s'est arrété après "Pyromania", c'est comme ça. Après, on sait pas trop ce qui s'est passé. Paraîtrait qu'ils ont eu un accident de bagnole et qu'ils ont tous perdu leurs bras comme une vulgaire barre de demis de baby-foot, une vraie boucherie à ce qu'on raconte. Y'a eu un best-of qu'est sorti après, sûrement mais on est pas trop sûr, en tout cas y'avait pas de morceaux sortis après 1983 dessus et puis c'est tout, fin de l'histoire. Pourtant, il fut un temps, le léopard sourd c'était pas vraiment le groupe qu'on oubliait facilement, j'en veux pour preuve les 65 millions d'albums vendus dans le monde, dont 20 de ce "Hysteria" seul. Alors pourquoi donc qu'il est pas aimé celui là, alors qu'il a fait pété les highscores des ventes (7 titres sont tout de même sortis en single sur deux ans) ? Parce que ça s'est VENDU, pardi ! Et quand plus y'a des MEUFS qui aimaient ça (elles aimaient tellement ça que quand tu leur demandais "t'aimes ça hein ?" elles répondaient "oh oui j'aime ça", c'est dire si elles aimaient ça), et ça le métalleux lui il aime pas, comme Chuck Klosterman nous le raconte dans son excellent "Fargo Rock City - Confessions d'un fan de Heavy Metal en zone rurale". Si la femme aime, c'est que c'est des vendus et que c'est pas du Metal, c'est aussi simple que ça. Faut dire que "Hysteria" fait un peu pédé sur les bords. La batterie électronique énerve, le son trop propret enquiquine. Quand "Love Bites" démarre avec ses sons électroniques, durant quelques secondes on s'attend à de l'eurodance du style d'E-TYPE et quand Joe Elliot chante "When you make love..." avec sa voix de canard enrhumé, on a juste envie de se marrer. Tous les morceaux sont mid-tempos, et très peu d'entre eux se fâchent : si, il y a "Run Riot", et pis... euh... bref. L'album a mis trois ans à sortir, et même avec l'affaire Rick Allen - le batteur perdra un bras dans un accident de voiture et devra réapprendre à jouer sur une batterie entièrement conçue pour lui, ce qui ne se fait pas en un après-midi - on comprend bien que les morceaux ont été retravaillés en post-prod des mois entiers jusqu'à usure des bandes, ce qui explique ce son complètement aseptisé. Mutt Lange, le producteur du groupe, devient quasiment le sixième membre du groupe, et ça aussi ça ne sent pas très bon. Lui qui avait dépoussiéré le son d'AC/DC avec "Highway To Hell", leur ouvrant les portes de la gloire, va co-écrire tous les morceaux de "Hysteria", et la rumeur dit que les gratteux ont dû apprendre des soli composés tout d'abord en studio. Partant de là, c'est pas avec ce disque qu'on va passer pour un trou ribeule en l'écoutant très fort dans sa voiture et pas mal de metalheads ont dû découdre du patch DEF LEP' à la pelle en cette année 87. Néanmoins et malgré tous ces mauvais signes, "Hysteria" est une totale réussite. Metal ou pas, rien à branler tant le rendu est si unique, entraînant et calibré pour faire fondre ta matière grise. Un son futuriste encore tellement percutant aujourd'hui que direct les bras t'en tombent (désolé, on m'a obligé), des refrains parfaits et si prenants que ça fait un mois que je dors sur le canapé tellement j'emmerde ma femme avec mes houhouuus houyeaaaah haut-perchés, des choeurs comme si tous les anges du paradis chantaient dans un unisson impeccable, rien d'étonnant à ce que tous les charts du monde entier tombent un à un devant le travail titanesque des anglais. Du mégatube en acier "Pour Some Sugar On Me" qui détrempera des centaines de mètres carrés de petites culottes au terrible "Rocket", de "Women" à "Animal", tout est étudié pour te faire danser, chanter, hurler et chavirer. Franchement, un album de cette classe, moi j'applaudis des deux mains !


Album coup de coeur !

LINE UP :

Joe Elliott : Chant
Rick Allen : Batterie
Rick "Sav" Savage : Basse
Phil Collen : Guitare
Steve Clark : Guitare

TRACKLISTING :

1. Women
2. Rocket
3. Animal
4. Love Bites
5. Pour Some Sugar On Me
6. Armageddon It
7. Gods Of War
8. Don't Shoot Shotgun
9. Run Riot
10. Hysteria
11. Excitable
12. Love And Affection

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03 mai 2012

CANNIBAL CORPSE - Torture (2012)

cannibalcorpse-1CANNIBAL CORPSE "Torture" (2012)
Style : Death Metal collection printemps / été
Nationalité : U.S.A.

Acheter le dernier album de CANNIBAL CORPSE, c'est comme mater le spectacle du Crazy Horse la nuit du réveillon (alors, quid de cette histoire de cache fri-fri ? On m'a dit que si elles paraissaient si bien épilées c'est qu'elles ont un autocollant noir sur le fri-fri, j'aimerais bien qu'on me renseigne, ça serait décevant quand même), on est jamais beaucoup surpris mais ça rassure sur le bon déroulement du temps qui passe et ça marque le coup pour la nouvelle année. Moi, j'ai quasiment été élevé par CANNIBAL CORPSE. C'est sûrement lié au fait que j'ai tué mes parents (ma mère au couteau, mon père au marteau) à cause d'avoir trop écouté CANNIBAL CORPSE justement, alors ça doit jouer. Bon, j'exagère un peu, mais ces cochons de floridiens ont fait une bonne partie de mon apprentissage Death Metal. Depuis cette vieille cassette de "Tomb Of The Mutilated" prétée par mon voisin à mes 10-11 ans et le choc du son et du visuel passés, le groupe et ses tubes supragores accompagnent ma petite vie de fan. C'est pratique, parce que je peux vous parler de tas d'évolutions infimes que y'a que moi qui les voit et dont de toute façon personne n'a rien à branler. Pour les nouveautés, nous avons donc un son de gratte plus électrique, très saturé et buzzifiant, comme un casque audio branché sur du triphasé. Ça n'apporte pas beaucoup de patate en plus, mais ça a au moins le mérite de faire les poussières. La voix de George "Corpsegrinder" Fisher est encore plus huileuse (si, si, c'est possible) qu'à l'accoutumée, son timbre effrayant se rapproche même dorénavant du travail de David Vincent sur "Domination" (le mid-tempo "Scourge Of Iron"). Quelques "expérimentations" sont présentes, comme ces quelques fins de riffs à la GOJIRA sur "Demented Aggression", que je sais pas comment ça s'appelle et que mes copains n'étant pas d'accord (Sweeping ? Strumming ? sûrement un truc en -ing) je vais appeler ça des "wiiihou". Tous ces changements - le son, la voix, les wiiihou - ne sont pas non plus visibles comme le nez au milieu de la figure hein, faut vraiment vouloir se faire chier à fouiller pour trouver des trucs à dir... des trucs qui changent. Y'a aussi de la fausse nouveauté, comme quand on ressort de l'armoire les affaires d'été une fois l'hiver fini et qu'on a l'impression d'avoir des nouvelles fringues sauf qu'elles puent le renfermé : une basse à remous et nous rappelle la brutalité groovissante d'un "The Bleeding", un solo de basse pour nous remettre en tête les bons moments d'un "Hammer Smashed Face" ou d'un "Fucked With A Knife", et puis et bien sûr et enfin et surtout la violence caractéristique, ultra efficace de la musique des cadavres de cannibales. À la première écoute, j'ai frôlé la fracture du sternum, c'est dire si ça envoie sec. Alors mais dis donc dis voir, c'est que c'est du tout bon ce "Torture" non ? Oui, c'est bon, c'est toujours bon. Celui qui a misé sur impair remporte une fois sa mise, les titres 1, 3, 5 et 7 se démarquent assez du lot. Je regrette juste l'absence de tubes, de vrais morceaux qui se retiennent. À l'époque d'un live monstrueux comme le "Live Cannibalism", je pouvais te sortir le titre du morceau dès les premières notes des 18 morceaux, c'était ça CANNIBAL ! Alors c'est vrai, l'album blaste sa face, le groupe a bien rattrapé le coup après un "Evisceration Plague" assez chiant, mais la grande époque semble s'éloigner inexorablement. Un peu comme le talent et les bonnes idées de Vincent Locke qui nous pond d'années en années des pochettes de plus en plus pourries depuis "Gallery Of Suicide", l'apogée d'un groupe vraiment cauchemarquant. Des pochettes qui se retiennent pas pour des titres qui se retiennent pas, l'optimiste se dira qu'au moins le "concept" tient la route jusqu'au bout.

LINE UP :

Alex Webster : Basse
Patrick O'Brien : Guitare
George "Corpsegrinder" Fisher : Chant
Rob Barrett : Guitare
Paul Mazurkiewicz : Batterie

TRACKLISTING :

1. Demented Aggression
2. Sarcophagic Frenzy
3. Scourge Of Iron
4. Encased In Concrete
5. As Deep As The Knife Will Go
6. Intestinal Crank
7. Followed Home Then Killed
8. The Strangulation Chair
9. Caged… Contorted
10. Crucifier Avenged
11. Rabid
12. Torn Through

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29 avril 2012

POISON - Look What The Cat Dragged In (1986)

poison-1POISON "Look What The Cat Dragged In" (1986)
Style : Hard F.M. avec peu de Hard et beaucoup de F.M.
Nationalité : U.S.A.

5 septembre 1992, grande halle de la Villette. Parmis les métalleux parqués en masse dans la salle parisienne, l'ambiance est électrique, et pas seulement à cause d'IRON MAIDEN qui joue ce soir là. Le ministère de la culture, toujours à des années-lumière de la réalité, a jugé l'affiche "trop violente" et les premières parties (THE ALMIGHTY, SKID ROW et SLAYER, s'il vous plaît) ont été remplacées sur le billet par un "+ Guests" pas très rassurant. Aussi peu de clairvoyance, forçément, ça énerve. Les lumières s'éteignent, et à l'endroit où se tenaient jadis les anciens abattoirs, c'est finalement WARRANT qui monte sur l'échaufaud. Sifflets, cannettes de bière et même manches à balai (!!!), le groupe va jouer à la balle au prisonnier version hardcore durant trois quarts d'heure avec un public déchaîné, qui aura ensuite droit à des remontrances bien légitimes de la part du père Dickinson. Même si je n'étais pas là ce fameux soir (cette scène a été vécue par un ami, pis d'abord moi j'avais 9 ans) et même si je comprend en partie la colère du public, cette réaction est symptomatique envers un groupe comme WARRANT, qui n'est pas en odeur de sainteté chez beaucoup de Metalheads. Avec CINDERELLA, c'est pareil, les deux groupes se font constamment descendre sur la toile ou ailleurs, et le simple fait de posséder "Night Songs" ou "Cherry Pie" peut jeter le discrédit à vie sur son détenteur. Pourtant, Tom Keifer est un putain de chanteur, avec une voix bien agressive, et les zikos de Jani Lane étaient pas vraiment des manchots. Je pige pas. Putain les gars, la tête de turc du Metal à cheveux était pourtant toute trouvée : POISON ! De tous les groupes Hard F.M., POISON est le seul chez qui je ne vois pas ce que fout l'étiquette "Hard". À coté d'eux, DEF LEPPARD passe pour un groupe underground. Même cent fois moins policé que les guitares d'un "Hysteria", le son de C.C. Deville (qui nous délivre malgré tout de très bons soli) reste désespérement mou, plat et sans saveur comme un vieux chewing-gum abandonné sur le trottoir. Du riff en retrait derrière un beugleur hors-pair, passe encore, mais derrière Bret Michaels, sorte de Vince Neil aseptisé, c'est la débandade assurée. Pas de coffre, pas de méchanceté, pas d'émotions, son chant sans couilles collectionne les béquilles et nous laisse dessus. Il y a bien un jem'enfoutisme Punk qui se dégage vite fait, comme sur le SEX PISTOLesque "Talk Dirty To Me", mais c'est bien trop peu pour faire partir l'étincelle dans le coeur du métalleux assoiffé de fureur. Surtout que le reste n'est pas bien folichon : On se croirait dans Sex Academy sur "I Want Action", entouré d'ados blindés de thunes qui ne parlent que de bites dans des tartes et de flutes dans des chattes. Avec "I Won't Forget You", le groupe récolte la médaille de mièvrerie avec palmes pour une ballade qu'on croirait écrite pour Liebig® tellement c'est de la soupe. Même les choeurs sont chiants... ok, on se remémore bien les morceaux, mais c'est aussi censé ajouter un peu de patate, merde ! Tout ces inconvénients, ainsi qu'une prod' faiblarde et pleine de réverbe (rendant le son encore moins catchy) occultent même le petit sursaut sur le riff principal de la chanson-titre ou sur la fin du disque (à partir de "Blame It On You", on se rapproche d'un groove à la EXTREME pas déplaisant). Mes amis, il est grand temps de faire descendre le groupe d'un cran dans l'échelle de la musique amplifiée. POISON est un groupe de rock, pas plus, pas moins. Sans une prod ou des choeurs à la DEF LEPPARD, sans une voix taillée pour le Hard comme chez CINDERELLA, sans la joie et la musique sautillante d'un WARRANT, ce "Look What The Cat Dragged In" ne risque pas de secouer grand monde. C'est bien dommage, parce qu'au vu de la pochette, je pensais vraiment m'éclater !

LINE UP :

Bret Michaels : Chant
C.C. Deville : Guitare
Bobby Dall : Basse
Rikki Rockett : Batterie

TRACKLISTING :

1. Cry Tough
2. I Want Action
3. I Won't Forget You
4. Play Dirty
5. Look What The Cat Dragged In
6. Talk Dirty To Me
7. Want Some, Need Some
8. Blame It On You
9. #1 Bad Boy
10. Let Me Go To The Show

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28 avril 2012

MAYHEM - Deathcrush (1987)

Mayhem-1MAYHEM "Deathcrush" (1987)
Style : Euh...
Nationalité : Norvège

Ça doit souvent vous arriver, tous ces connards qui vous sortent "Mais comment tu peux écouter cette musique ?" en vous regardant avec l'air du gars qu'est persuadé de savoir de quoi il parle, quand bien même t'as 1600 disques originaux chez toi et lui 30 gravés mal rangés - dont le dernier album de Zaz - et 200 mp3 de "unknown artist" sur son PC. Généralement, "musique" est dit bizaremment, après une petite pause, comme si y'avait un léger doute dans la bonne utilisation et la pertinence du mot. Même si ce genre de question conne ne mérite comme réponse qu'un bon low kick balayette rotatif, parfois, pendant que mon interlocuteur essuie le sang qui coule de ses narines, je m'interroge. Si je pouvais dans ma jeunesse m'endormir paisiblement avec du SLAYER à fond dans les écouteurs, il m'arrive parfois, je l'avoue, d'avoir un peu de mal avec certaines oeuvres étiquettées "Metal extrême", surtout si c'est enregistré avec les pieds. Vous pouvez dès à présent sortir les Nurofen®, avec le premier album des norvégiens de MAYHEM, c'est la barre au crâne assurée. Pis d'abord, c'est quoi au juste ? Si un chef d'oeuvre comme "De Mysteriis Dom Sathanas" peut facilement prétendre au statut de définition exhaustive du Black Metal, c'est nettement moins évident pour "Deathcrush", l'affiliation au style étant même ici carrément obscure. Mélange foiré de Thrash primaire et de Death cracra inspiré par VENOM (dont le groupe reprend "Witching Hour" d'une manière ABOMINABLE), le Black Metal comme nous l'entendons de nos jours ne se retrouve que vaguement dans la voix et le côté dégueulasse de la production. Franchement, je sais même pas comment je fais pour ne pas rougir en utilisant le mot de "production". Après une intro merdique faite de percussions (intro qui n'est pas d'eux, c'est un bon point), guitare et batterie se font entendre, péniblement, soit, mais ça reste écoutable, on se croirait presque sur les premiers albums de SEPULTURA. Ça resterait bon enfant si cette "voix" (notez les guillemets) ne foutait pas en l'air le peu que le groupe avait à proposer. Exaspérant, sans charisme et juste mauvais, Maniac va saloper une musique déjà tellement pas en rythme qu'on jurerait que les membres de MAYHEM ne sont pas sur le même fuseau horaire. Si seulement ils avaient eu la décence de le sous-mixer ! Au lieu de ça, Maniac se retrouve à peu près à 300 dB au dessus des instruments, ce qui t'oblige à baisser le volume de moitié pour ne pas te percer les tympans, et du coup bah T'ENTENDS PLUS LA MUSIQUE, c'est merveilleux. De ce bourbier musical ne se dégage aucune ambiance (du Black vous disiez ?), tant les riffs, pourtant honnêtes pris seuls, s'enchaînent mal et surtout bien trop vite. Quand on sait que le titre "Deathcrush" est un des morceaux Metal les plus repris... dans les MJC nan ? J'ai beau chercher, je ne trouve aucune excuse au groupe. La date de sortie ? SODOM sortait son premier album la même année, faisait sensiblement la même chose et s'en sortait cent fois mieux ! Sauf que bien sûr ils ne se mangeaient pas entre eux, les gars de SODOM. Croyez moi, il n'y a aucun intérêt à posséder cet album, si ce n'est pour la collection, et encore... Comme pour les pièces de monnaie, je préfère m'attaquer aux écus d'argent ou aux Louis d'or plutôt qu'aux jetons de caddies. Alors si je dois EN PLUS payer un jeton de caddie au prix d'un Louis...

LINE UP :

Euronymous : Guitare
Necrobutcher : Basse
Manheim : Batterie
Maniac : Chant (sur les morceaux 2, 3, 4 et 5)
Messiah : Chant (sur les morceaux 4 et 7)

TRACKLISTING :

1. Silvester Anfang
2. Deathcrush
3. Chainsaw Gutsfuck
4. Witching Hour (VENOM Cover)
5. Necrolust
6. (Weird) Manheim
7. Pure Fucking Armageddon
8. Outro

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25 avril 2012

...à propos de HEAVY METAL IS THE LAW

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A bientôt 50 chroniques (Ouais, 49. Ça va, c'est bon, tu vas pas commencer à chipoter connard), il me semblait important de vous parler un petit peu de ce blog, et d'apporter quelques précisions nécessaires à la bonne compréhension des articles. Voilà donc pêle-mêle ce que je voulais en dire (si besoin, j'éditerais ce message) :

HEAVY METAL IS THE LAW n'a pas pour vocation de rester un blog toute sa vie. Le site internet est en préparation, et PUTAIN croyez moi, il va être joli ! (un bisous en passant à mes 2 webmaster/webdesigner d'amour Mika et Ana). Dans un premier temps, vous retrouverez toutes les chroniques, avec la possibilité de les classer ou de lancer des recherches selon le nom, la note, le groupe, le style... Bref, tout ce qui peut faire un joli site de chroniques bien pratique. Il y aura de quoi commenter et noter l'album proposé, l'échange d'avis étant ma priorité. Une moyenne des notes des internautes sera faite et mise en parallèle avec la mienne, allez hop, pas de chichis. Plus tard, il se pourrait que d'autres chroniqueurs arrivent, et/ou que le site évolue pour proposer d'autres choses (comme la possibilité de s'inscrire sur le site, de mettre sa collection en ligne, etc). Si vous avez des idées, n'hésitez pas à en parler dans la section commentaire de ce billet !

Concernant les chroniques, il y en a de deux sortes, des longues (détaillées) et des courtes. J'aimerais bien trouver un autre nom que "chronique courte" mais depuis que le site Nightfall In Metal Earth (le plus intéressant des sites francophones selon moi, je vous le recommande chaudement) a trouvé le terme de kro-express, je suis bloqué, j'arrive pas à trouver mieux (si t'as une idée, allez zou --> section commentaires). Les chroniques longues me prennent énormément de temps, c'est pourquoi je me suis concentré ces derniers temps sur des chroniques courtes (râââh putain ce nom) pour vite remplir le blog, proposer quasiment tous les jours un nouvel article et constituer une base de départ assez "attirante". Les chroniques longues n'ont pas disparu pour autant, je me réserve le droit de recommencer quand ça me chante, nan et pis quoi encore, je fais ce que je veux, hé, ho. Il se peut même que des chroniques courtes se transforment ensuite en longues, tout est possible j'te dis.

Les chroniques toujours : Elles sont écrites à un instant t, et ne représentent que MON avis. Mon avis évolue, comme le votre, et je peux détester un album maintenant et l'encenser dans un an, si si c'est possible. Du coup, la date de parution est importante, et si mon avis évolue, je n'hésiterais pas à en discuter avec vous dans la section commentaires ou à faire évoluer la note. Avec les chroniques courtes, j'essaye dans la mesure du possible de vous donner une ambiance générale, de vous communiquer ce que j'ai ressenti à l'écoute du disque et de vous faire partager un peu mes émotions. Je suis parfois (comment ça souvent ?) un peu trop éxalté, mais ça fait partie intégrante de ma personnalité. Peut-être qu'il convient de voir plus HEAVY METAL IS THE LAW comme un site de billets d'humeurs qu'un véritable webzine super carré, je vous laisse juges. Néanmoins, j'essaye et essayerai toujours d'être le plus objectif possible (même si c'est impossible), quelque soit ma propension à éxagérer honteusement, et de vous apporter le maximum d'informations et de références.

Il y a beaucoup trop de bonnes notes, je le sais. C'est un soucis, ça fait pas sérieux, je sais. Le truc, c'est que je chronique mes disques, donc bah je les aime bien mes disques, beaucoup même, le contraire aurait été inquiétant. Je vais essayer de parler un peu plus des albums que je n'aime pas, même si c'est nettement moins facile. Bon, j'te promets rien non plus.

Je ne déblatère pas mes chroniques devant les caméras, m'adressant au nom des metalheads du monde entier, quels qu'ils soient, comme un porte-parole qui aurait la science infuse. Mon avis, c'est mon avis. Il sera toujours argumenté, expliqué, mais si j'ai envie de dire que c'est de la merde je ne vais pas me faire chier à dire que "moi, j'aime pas" pour ménager vos sentiments, vous êtes sur ce site en connaissance de cause. De toute façon, il n'y a rien de plus subjectif qu'une chronique, à moins d'en rester à : "c'est sorti en ..., il y a tant de titres, ça s'appelle ... et la pochette est verte", ce qui serait parfaitement con.

Les notes maintenant. Je déteste foutre des notes, mais il faut bien en mettre. Elles ne valent RIEN sans la chronique, que ce soit bien clair. ça va de 1 à 5 tout simplement parce qu'à 10 je me serais mis à vomir de stress et à 100 c'est mon cerveau qui aurait fondu. J'essaye donc de tenir à peu près ce barème :

= Nul à chier, caca, bouhouhou la honte, St. Anger
= Ne marche pas, raté, incompréhensible
= Lassant, peu concluant, peu marquant, 11/20 ce qui est bien mais pas top
= Cool, intéressant, objectif réussi
= Album majeur, à connaitre par coeur, bombe, génial de bout en bout, râââh lovely

Quant au petit , il est là tout simplement pour vous indiquer que tel disque a tapé chez moi dans le mille et m'a foutu la chair de poule, m'a bouleversé ou m'a fait changer ma vision du Metal. Comme j'essaye d'être objectif avec ma note mais que des fois j'aime par dessus tout un album qui je le sais ne sera jamais un grand disque bah hop je fous le petit coeur. C'est un indicateur, ou pas, mais je fais ce que je veux (bis). Si vos petits coeurs à vous iraient sur les mêmes skeuds, ou qu'au contraire vous les auriez foutu sur des disques comme "St. Anger" de METALLICA et que mes goûts c'est de la crotte, c'est que vous pouvez suivre mes avis ou au contraire me dire d'aller me faire foutre, mais tout ça dans l'amour de son prochain.

Enfin, les notes ne sont à mettre en rapport qu'avec les autres albums du groupe ! un 5/5 chez IRON MAIDEN ne vaut pas un 5/5 chez IMPALED, que ce soit bien clair ! Sinon DEATH récolterait tous les 5/5 et tout le reste des groupes du monde 2/5 max.

NOTE TRÈS IMPORTANTE QUE J'AI FAILLI OUBLIER : Tous les groupes qui m'enverront un disque promo verront ce disque chroniqué sur le site, c'est une certitude ! Je ne chronique que s'il y a un support (je suis fan, passionné mais aussi collectionneur, et le support est important pour moi) et si un groupe se fait chier à m'envoyer un exemplaire, je ne peux en échange qu'écrire un truc dessus, c'est de l'échange de bons procédés. Bon, je ne promets rien quant à la note finale héhéhé...

Voili voilou, j'éditerais à l'occaz ce billet si je trouve autre chose à ajouter. Un ENORME merci à tous les lecteurs et les amis qui ont partagé ce lien sur les réseaux sociaux, un ENORMAUSSI merci aux labels copains comme Apathia Records qui m'envoit des chouettes skeuds à chroniquer, me permettant de me faire la main sur des nouveautés et un ENORMAUSSIENCORE merci à tous ceux qui commentent les chroniques, elles sont là pour ça !

Allez, j'vous tape la bise, et n'oubliez pas : HEAVY METAL WILL NEVER DIE !

Posté par Nico-Larsen à 14:28 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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24 avril 2012

SODOM - Sodom (2006)

sodom-1SODOM "Sodom" (2006)
Style : Thrash Metal 'til Death !
Nationalité : Allemagne

Quand on pense à SODOM, on pense pas tout de suite à l'un des trois grands du Thrash allemand mais plutôt à, au choix et pour rester poli, jeter le bébé dans le tout-à-l'égout ou à repeindre la grotte couleur blanc crème. En cherchant sur Google la pochette de l'album qui accompagne joliment cette chronique, je suis tombé sur de ces choses, avec des messieurs qui cherchent tout sauf des truffes et des dames très détendues, j'ose même pas vous en parler. Une chose est sûre, c'est que c'est pas DU TOUT comme ça qu'ils réussiront à se reproduire. Bref, avec ce missile, le monde entier va se rappeler que SODOM c'est aussi un groupe, et que ça rime avec fortes douleurs au cul ! De retour en 2006 après un "M-16" bien agréable et un double live pétaradant ("One Night In Bangkok", aucun lien avec Murray Head), les allemands reviennent immuablement, comme des boomerangs croisés avec des pigeons voyageurs, pour nous servir années après années leur Thrash vociférant. Cette fois-ci, on a le droit à un album éponyme (pour changer) et une pochette à chier (pour pas changer). Ne cherche pas, ami(e) lecteur(rice), j'ai mis la version slipcase histoire de ne pas te faire perdre de précieux dixièmes. Quand on appelle son album du nom de son groupe MAIS que c'est pas le premier (là, y'a dérogation), t'as intérêt à ce qu'il sonne un minimum, sans quoi tu risques tout bêtement de saloper ton blaze à jamais si ton nouveau bébé ne met pas une belle mornifle à la terre entière. Comme SODOM, c'est pas des enculés et qu'ils ont bien travaillé en répèt, qu'ils n'ont pas le statut de METALLICA et qu'ils ont donc toujours tout à prouver, et qu'enfin je te le dis alors pas d'hésitation : tu peux te jeter dessus ! Des riffs soit rapides soit mid-tempo mais qui déchirent dans tous les cas, la voix super méchante d'Angelripper qui n'a jamais été aussi bon et qui fouterait une branlée à Tom Araya même en rotant, des gros bouts de jolies mélodies, un peu d'expérimentation (oui, oui, tu as bien lu) et du support sonore à Headbanging toutes les deux minutes, c'est que des bonnes choses pour te faire du bien dedans ton corps. Non seulement SODOM reste fidèle à lui-même, mais il réussit aussi à se renouveller, à sublimer ce Thrash primaire qui lui colle à la peau depuis 1986 et à proposer 11 titres assez variés et intéressants pour qu'on ne s'emmerde pas une seule seconde de ces 43 minutes. Un signe qui ne trompe pas, c'est qu'ils pourraient taper un live complet avec juste les titres de ce disque en guise de setlist que des tubes comme "Agent Orange" me manqueraient même pas. D'autant qu'avec les morceaux de ce disque, tu as bien plus que du SODOM, c'est toute la haute société du Thrash qui s'invite à la fête de l'embassadeur : TESTAMENT sur l'intro de "Blood On Your Lips" (qui rappelle l'intro de "The Gathering"), SLAYER sur "Wanted Dead", MEGADETH (si si !) dans les montées chromatiques et le solo de "Buried In The Justice Ground", KREATOR sur l'intro de "City Of God"... qu'est ce qui me dit que c'est pas du copiage honteux ? Parce que c'est feuquingue bon, et quand c'est bon, ça s'appelle des clins d'oeil ! S'il y a bien une preuve sonore aujourd'hui que SODOM est encore un grand groupe et qu'il mérite entièrement sa place dans le trio de tête du Thrash teuton, c'est bien ce putain de disque tout énervé !

LINE UP :

Tom Angelripper : Basse, Chant
Bernemann : Guitare
Konrad "Bobby" Schottkowski : Batterie

TRACKLISTING :

1. Blood On Your Lips
2. Wanted Dead
3. Buried In The Justice Ground
4. City Of God
5. Bibles And Guns
6. Axis Of Evil
7. Lords Of Depravity
8. No Captures
9. Lay Down The Law
10. Nothing To Regret
11. The Enemy Inside

Posté par Nico-Larsen à 17:00 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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