ironmaiden-1IRON MAIDEN "The Final Frontier" (2010)
Style : Heavy Metal de retraités
Nationalité : U.K.

La première fois que j'ai écouté "The Final Frontier", j'ai pas aimé. J'en étais pas non plus à menacer mon entourage d'arrêter de respirer - j'suis déçu depuis dix ans - mais ça fait jamais plaisir venant de ses idoles. La deuxième fois, j'ai... ah merde, il est repassé une deuxième fois ? Putaiiin j'ai rien suivi, pas grave, on se le renvoit. La troisième fois, j'ai finalement coupé le disque au bout de 10 minutes pour me faire une soirée Total Recall / RoboCop avec une bonne Cheesy Crust tartiflette, ma préférée depuis que Pizza Hut a supprimé la Super Supreme de la carte malgré mes menaces (réelles cette fois ci) d'arrêter de respirer. Plus les écoutes se sont multipliées et plus j'imaginais Eddie, perdu dans une capsule spatiale, en train de jouer au solitaire sur son smartphone le cul visé sur la lunette des chiottes. Si j'en arrive aujourd'hui à prendre plus de plaisir à faire ma vaisselle qu'à faire un effort mental pour essayer de retenir quelque chose de ce dernier rejeton made in MAIDEN, c'est que cet album est chiant. C'est joli, c'est sûr, les mecs jouent toujours très bien (comme d'hab quoi) mais c'est CHIANT. Y'a des nouveautés pourtant : Un son de basse plus présent, ronflant et plein de graviers, des morceaux plus longs, quelques parties musicales inhabituelles chez la vierge de fer (qui auront fait dire aux cons que les anglais font désormais du prog), mais... c'est chi - huahua ? Chi - mène badi ? Non, c'est CHI - ANT. Les riffs sont mous, les soli sont flous (avec 3 guitaristes, IRON MAIDEN inaugure les premiers emplois fictifs de l'histoire du Metal), les refrains sont poussifs, tous chantés de la même manière et interchangeables, c'est lent et ça ne va nulle part comme une bande d'escargots défoncés au produit anti-limaces. Même l'intro, qui se veut originale, longue étouétou arrive juste à nous les briser menu. Bref, pas de gros changements au programme, depuis le très bon et inespéré "Brave New World", c'est pilotage automatique chez Bruce et compagnie. Plus de vénèritude, plus de hargne pied au plancher, plus de magie, ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre comme ta meuf qui t'annonce qu'on dîne chez ses parents dans deux semaines après une bonne partie de jambes en l'air à deux plombes du mat. Ça sonne bien, c'est beau ouais... parfait pour un dimanche pluvieux à regarder les mouches voler.

LINE UP :

Bruce Dickinson : Chant
Steve Harris : Basse, Claviers
Dave Murray : Guitare
Adrian Smith : Guitare
Janick Gers : Guitare
Nicko Mc Brain : Batterie

TRACKLISTING :

1. Satellite 15… The Final Frontier
2. El Dorado
3. Mother Of Mercy
4. Coming Home
5. The Alchemist
6. Isle Of Avalon
7. Starblind
8. The Talisman
9. The Man Who Would Be King
10. When The Wild Wind Blows